Voyages & Découvertes

Les déplacements collectifs "Dispatch" à Monrovia

lundi 16 avril 2007 par Mardaga

Deux moyens pour se rendre au travail : le co-voiturage et le "dispatch".

La première solution demande une organisation de contacts avec un sentiment de demande qui devrait être injustifié vu que de manière générale c’est l’entraide. Bon bien des fois, cela ne fonctionne pas et de plus on reste entre collègues expats.

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Dispatch au PAP

La seconde solution ce sont les navettes UN qui sillonnent la ville : cela s’appelle le "dispatch". La gestion est à l’Africaine et donc peut très bien fonctionner pendant plusieurs jours puis c’est le bordel : pas à l’heure, pas de place, etc... . C’est plutôt rare et le service est assuré au mieux. Minibus, maxibus & autocars. Avec musique ou sans sur demande. Ne pas oublier bien sûr de remplir la feuille de route.

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Elizabeth

Les conducteurs sont également sous pression. Pas de voiture dispo, pas assez de personnel. Jimice n’a pas de chance car je l’ai vu devoir s’arrêter en chemin pour faire gonfler un pneu et cela à ses frais ! Une autre fois, c’est Elizabeth, extrêmement malade, qui doit passer par la pharmacie. Elle est sympa car elle parle français avec un accent vraiment particulier. Sa demande est simple : un parfum à 20 $ US. J’ai beau chercher à l’aéroport : rien à ce prix. Quand je lui fait part de ma déconvenue, elle ne me croit pas trop et ne m’en tiens nullement rigueur. Certains libérien parlent français car durant la guerre civile, ceux-ci se sont enfuis en Côte d’Ivoire ou en Guinée. Cela facilite le contact et j’ai grand plaisir de leur parler.

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avec Shariff Mugabi

Pour revenir au minibus, l’avantage majeur est que ce genre de transport est utilisé par les locaux et c’est donc un moyen idéal d’être en prise direct avec le peuple libérien. Souvent, l’ambiance est bonne enfant et les discussions vont bon train. De quoi, prendre une belle dose de bonne humeur avant d’attaquer le travail. On peut aussi rencontrer ce Rwandais (Shariff Mugabi) qui ne parle pas français, vu qu’il n’a connu que l’Ouganda durant son enfance. Il est doux, calme, posé.

Quand les libériens connaissent votre nom, c’est l’amitié : "We are friend". Je veux bien mais doucement les mecs. Leur truc classique est : "C’est mon anniversaire aujourd’hui, qu’est-ce que tu m’offres ?" Soit la réponse est : "je t’offres une prière, qu’est-ce que tu désires ?" ou "Tiens quelle coïncidence, c’est aussi mon anniversaire, tu m’offres quoi ?" Là dessus,on éclate de rire, ’give me five’ et à la prochaine.


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