Voyages & Découvertes

Haïti Après - Jour 1

jeudi 21 janvier 2010 par Pinat Pierre

Mercredi 20 Janvier 2010

Le lecteur mp3,
la tête en vrac,
le cœur lourd
m’ont accompagné tout au long de cet étrange retour vers Saint Domingue.

La tristesse, le calme, les nuages puis l’océan en toile de fond,
et enfin le chaos à l’aéroport international "las Americas".

L’avion était plein à craquer, en majorité par du personnel humanitaire et du matériel médical. Tous ceux qui ne peuvent pas atterrir à Port-au-Prince le font ici.

Comme moi d’ailleurs.

Il y a des ONG françaises, européennes, je remarque même un groupe à l’effigie de l´Afrique du Sud. Ils sont jeunes et souriants, ont des casques blancs accrochés à leurs sacs à dos. J’ai envie de leur dire : « Vous ferez attention, hein... »

Ma collègue S. n’est pas au rendez-vous. Personne avec une pancarte à mon nom. Je n’arrive pas à joindre mon ami haïtien J. Pas de postes internet disponibles.

Merde. Tout cela complique un peu les choses mais je vais me débrouiller.

Je prends un taxi (qui évidement me fait payer un prix exorbitant) et direction centre ville, je me mets avec lui à la recherche d’une chambre d’hôtel pour la nuit.

Il roule à toute berzingue.
Les fenêtres sont ouvertes pour laisser entrer l’air frais.
Dehors, ça sent le gazon coupé.

Étrange, lorsqu’il y a quelques heures, c´était l’hiver dans ma vie.

Je retrouve Santo Domingo, ville qui me rappelle étrangement au souvenir de Montevideo. Et je suis bien content de pouvoir communiquer en espagnol, surtout dans ce genre de situations.

Le chauffeur me dit que le séisme du 12 janvier dernier a été ressenti jusqu’ici, à 370 kilomètres de l’épicentre.
Que c’est peut-être l’occasion pour la République Dominicaine et Haïti de retisser des liens plus solidaires.

Après 2 tentatives (avec la saison touristique combinée à tout ce monde qui débarque, les hôtels sont pris d´assaut) je pose avec soulagement ma valise dans une chambre à 80 dollars la nuit.

J’arrive à joindre S. Des contretemps évidents ont fait qu’elle n’a pas pu venir. Elle m’avait envoyé un email que je n’avais pas pu lire.

Pas de problème, on se verra demain.
Pour l’instant je veux juste dormir.

Pierre


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